D’abord, qu’est-ce qu’un trouble psychique ? Selon l’Organisation Mondiale de la Santé : « Un trouble mental se caractérise par une altération majeure, sur le plan clinique, de l’état cognitif, de la régulation des émotions ou du comportement d’un individu. Il s’accompagne généralement d’un sentiment de détresse ou de déficiences fonctionnelles dans des domaines importants. »
Un bras cassé, ça se voit, ça se comprend et ça évoque la compassion. Un trouble psychique, ça ne se voit pas, c’est rarement compris et la personne atteinte est souvent sujette au jugement et aux aprioris. Pour illustrer ce fait, je peux reprendre les mots d’Audrey, atteinte d’un trouble de la personnalité borderline : « J’aurais parfois préféré avoir un cancer, au moins, on m’aurait compris ». Cette comparaison ne cherche pas à amenuiser la souffrance des personnes atteintes d’un cancer mais bien à montrer que celle d’être incompris et seul est bien réelle.
Ce qu’on ne voit pas
Le trouble psychique est souvent vu comme un prétexte à la violence et à la fainéantise. Ces stéréotypes sont le fruit de ce qui est visible d’une personne malade qui n’est pas considérée comme telle. En réalité, ces derniers sont ce qui est perçu de l’extérieur à travers un regard jugeant et qui est loin d’être la réalité. Derrière ce qui est vu comme de la fainéantise existe en fait une grande fatigue, l’absence parfois totale de plaisir, de la peur ou encore de la dévalorisation.
Au quotidien
La personne atteinte de troubles psychiques doit faire d’énormes efforts quotidiens pour des choses dites simples par les autres : sortir, avoir une bonne hygiène de vie, etc… Il est souvent difficile pour elle d’avoir une routine saine et stable. Imaginez-vous vivre tous les jours en ayant dormi trois heures, le tout soupoudré d’un jugement constant et la culpabilité de ne rien pouvoir faire, sans compter votre moral à aller chercher au fond de vos chaussettes ! Bref, autant vous dire que c’est vraiment pas simple.
Selon l’état de la personne, un traitement peut être mis en place. Être sous traitement n’est pas un échec ! Les médicaments sont une béquille sur laquelle on peut s’appuyer en complément de soins auprès de professionnels.
Les impacts sur la vie sociale et professionnelle
Le trouble psychique étant souvent incompris, les personnes malades se cachent. Cela demande des efforts conséquents. Imaginez-vous devoir cacher que vous avez un troisième bras. Vous avez honte de ce membre et vous allez mettre en place un nombre de stratégies important pour que ça ne se sache pas : vêtements larges, positions adaptée, éviter de rencontrer du monde, etc… Et bien, pour un trouble psychique c’est pareil. La personne va faire attention à tous les petits détails qui pourraient la trahir. Le regard de l’autre est particulièrement important puisque sa confiance en elle est très diminuée voire inexistante. En société, elle fera semblant d’aller bien pour ne pas attirer l’attention.
Sur le plan professionnel, il est très difficile pour une personne ayant un trouble psychique de maintenir un emploi stable. Le marché du travail classique est loin d’être adapté à toutes les difficultés qu’elle peut rencontrer. Cependant, des aménagements sont possibles : temps partiel, télétravail, périodes de repos… Pour plus d’informations, je vous conseille de lire l’article MDPH et santé mentale.
L’importance d’être bien entouré
Pour une personne malade, son entourage est d’une grande importance. Leur compréhension de sa situation est indispensable pour qu’elle se sente comprise et accompagnée.
Beaucoup de ressources sont disponibles pour les proches qui souhaitent en apprendre plus sur le trouble de la personne concernée (ami, famille, collègue, etc…). C’est aussi ce que nous avons voulu faire avec Itinéraire Bis, rendre l’accès à l’information plus facile et accessible.
Il existe aussi des professionnels pour un accompagnement optimal : CMP, Réhab, hôpitaux, cliniques… La personne sera dirigée différemment selon son objectif de rétablissement. Vous pouvez aussi vous rapporter à l’article Comprendre les soins en psychiatrie.
Conclusion
Petit rappel, on peut tout à fait vivre avec un trouble psychique !
Mais pour que le quotidien soit plus doux, il faut changer notre regard sur la santé mentale et s’informer, qu’on soit touché ou non. Les troubles psychiques peuvent toucher tout le monde et à n’importe quel moment de la vie.
Pour des informations plus précises, je vous envoie vers le site de Psycom, un site d’informations sur la santé mentale.
Merci pour votre lecture !

Une réponse à “Vivre avec un trouble psychique”
[…] Et oui, les personnes atteintes de troubles psychiques peuvent être reconnues en tant que personnes handicapées ! Et pour cause puisqu’être en souffrance psychique est un réel handicap, comme vous pouvez le constater en lisant l’article Vivre avec un trouble psychique. […]
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